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Résumé de la communication
Le poème de Char peut se comparer à l’arc tendu, dont la flèche est la tension même, celle du temps, ce temps que nous décrit par fragments, à l’instar du poète des Névons, Zénon l’Éléate, cette flèche du temps qui a pour fonction de jaillir, de frapper, d’exciter l’Être. René Char nous parle sans cesse du temps dans la fulgurance de l’éclair. Or ce temps a un visage chez Char. C’est un temps qui a un espace, le Pays de l’Être, et qu’on gagne par des chemins forestiers. On a souvent évoqué la rencontre tardive , en 1955, de Char et d’Heidegger, et l’influence plus ancienne de ce dernier par le biais de Levinas, puis de Jean Beaufret ; mais, en revanche on a rarement étudié l’approche souvent phénoménologique de la temporalité métaphysique de l’éternité, de la répétition et de l’oubli chez le poète des Matinaux. L’élémentaire chez Char, c’est la présence obsédante de la temporalité, à travers les représentations végétales et minérales, mais également dans le champ du débordement, du morcellement et de la dégradation, comme dans Fureur et Mystère. Enfin, à partir de ces deux recueils, nous nous proposons d’analyser le corps chez René Char comme l’art de la surface, le corps dans le temps ( Bachelard, Husserl, Merleau-Ponty), où ce que le poète perd en symbolisation, il le gagne en immédiateté, en jouissance.
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