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L'infra ordinaire, captation de l'informel

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Yan Rucar

Résumé de la communication

Défini par Georges Pérec dans son texte "Approches de quoi ?", l'infra-ordinaire se détourne de l'évènement en tant que pierre angulaire de la narration pour s'intéresser aux détails du quotidien. L'évènement est perçu par l'écrivain comme un accident dans la texture existentielle, alors que c'est la trame, ainsi rompue, qui fait l'intérêt d'une approche non idéologique de l'univers du quotidien. A la lumière d'autres théorisations du quotidien: "La parole quotidienne" de Maurice Blanchot, "Critique de la vie quotidienne" de Henri Lefebvre, "L'invention du quotidien" de Michel de Certeau, il est possible de dégager une similitude entre ces différentes perspectives: le quotidien n'a pas de forme. Tenter de le capter requiert une écriture de l'immédiat, à savoir qu'il faut prendre l'existence au niveau de son surgissement (de son "émergence" écrit Pérec). A partir de ce constat, et m'axant donc sur une axiomatique: forme-évènement versus informel-quotidien, j'ai procédé à l'analyse comparée de deux productions tirant leur dynamique d'un projet de captation de la texture existentielle: "Tentative d'épuisement d'un lieu parisien" de Georges Pérec et "Soliloquy" de Kenneth Goldsmith. Cette analyse met en lumière un phénomène: la captation du quotidien n'est possible qu'en abandonnant l'aspect téléologique de l'écriture. En abandonnant la forme qu'est un projet d'écriture, l'écrivain pourra saisir le quotidien en un texte.

Contexte

section icon Date : 5 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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