pen icon Communication
quote

Méthodologie psychocritique. La mère comme figure de l'auto-analyse dans les romans de Jules Verne : entre volcan et coquille

PM

Membre a labase

Philippe Mustiere

Résumé de la communication

Entreprendre une critique psychanalytique des romans verniens est un exercice qui s'avère être d'une grande fécondité. La symbolique sexuelle féminine est omniprésente, chez Jules Verne, naviguant entre le désir inconscient d'une fusion incestueuse avec la terre, qui renvoie constamment à la mère morte du jeune héros orphelin, et avec la mer, univers à la fois mystérieux et inconnu, tombeau de Nemo. Derrière le népotisme et l'héroîsme des figures paternelles, se cache sans cesse, chez Jules Verne, la recherche de la maternité, le "regressus ad uterum",qu'évoque Roland Barthes dans Mythologies. Plus puissant que la peur de l'inconnu, le bien-être de la grotte et de la coquille. L'obsession majeure des îles, des centres et des sources fait qu l'on baigne sans arrêt, chez Jules Verne, dans la genèse. Le vrai savoir tend à épouser le mouvement même de la naissance, à s'identifier au ffeu jailli des flancs maternels/ c'est la figure ambivalente du volcan (magma: contractions et éruptions).La science n'est pas le tout de la démarche vernienne; elle s'articule sur le thème plus profond de la naissance. Pour se sauver de la catastrophe, pour "naître", il faut "con-naître" et ainsi accéder à l'âge d'homme. L'étude s'appuiera , bien sûr, sur les deux oeuvres emblématiques de la figure de la mère que sont "Vingtmille lieues sous les mers" et Voyage au centre de la terre"; mais aussi sur d'autres romans "Les Indes noires", "le Chancellor","Les enfants du capitaine Grant"...

Contexte

section icon Date : 5 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :