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Résumé de la communication
Pétrus Borel (1809-1859), dit le lycanthrope, est le chef de file du regroupement d’écrivains et d’artistes que l’histoire littéraire française nomme les « petits romantiques ». Baudelaire, grand lecteur de Borel, a reconnu son importance : « sans Pétrus Borel, il y aurait une lacune dans le romantisme » (''Sur mes contemporains''). En 1833, Borel publie ''Champavert : contes immoraux'', alors que la veine fantastique est en pleine effervescence et que chacun tente d’imiter Hoffmann. Il apparaît donc plutôt surprenant de retrouver à cette époque un recueil de contes ancré dans le réel, empreint de violence et d’horreur. Subvertissant à la fois la forme du conte populaire et du conte fantastique, Borel nous offre en effet un autre genre de fantastique, que nous nommerons frénétique. Par l’étude du dernier conte du recueil, nous définirons ce type de fantastique qui naît non plus d’une « irruption brutale du mystère dans la vie réelle », selon la célèbre définition de Castex, mais bien d’un désenchantement du monde. L’horreur des ''Contes immoraux'' se retrouve donc dans le comportement et les actes de l’homme. La violence et la cruauté dominent les héros boréliens et sont leur modus operandi. En somme, ce qui est à craindre dans ce recueil, ce n’est ni un vampire, ni un revenant, ni une quelconque créature, mais bien l’homme, l’être humain, capable de tout afin de servir ses propres intérêts. Ainsi, Borel annonce une tendance ne se formant qu'à la fin du siècle : le conte cruel.
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