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Sur la destinée d’un javelot lancé vers les cieux. L’idée d’infini chez Mersenne et Descartes

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Michel Germain

Résumé de la communication

Lucrèce (Ier siècle a.v. J.-C.) exprimait, dans le premier livre de son poème De la nature, sa croyance en l’infinité. Un javelot «brandi avec force» et lancé vers les cieux rencontrerait-il une borne ? Sa réponse sera qu’il serait ridicule de se l’imaginer. La réflexion sur l’infini, qu’elle soit philosophique, théologique ou mathématique, ne cessera au cours des siècles suivants de stimuler les discussions et de provoquer des polémiques. Le débat prendra une ampleur considérable au XVIIe siècle. À preuve, la fervente ardeur avec laquelle Marin Mersenne (1588-1648), religieux minime, fustigera les arguments que développait Giordano Bruno dans son ouvrage ''De l’infini, de l’univers et des mondes'' (1584). Mersenne s’attaquait moins à l’idée d’un univers infini qu’aux conséquences désastreuses qu’avait la pensée brunienne sur la vérité de la foi. René Descartes, ami et fidèle correspondant de Mersenne, sera lui aussi très préoccupé par le fait d’accorder ses positions philosophiques et scientifiques avec la religion. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il avait renoncé, suite à la condamnation de Galilée, à publier son ouvrage ''Le Monde'' et à livrer sa conception de la structure de l’univers. Par leur correspondance et leurs ouvrages respectifs, Mersenne et Descartes ont médité sur la question de l’infini et la présente communication portera sur l’influence qu’ils ont pu avoir l’un envers l’autre.

Contexte

section icon Date : 5 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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