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Le politique dans les sociétés amérindiennes sans État : rencontre entre le bon sauvage et le vrai sauvage

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Etienne Bolduc

Résumé de la communication

Constatant une absence de dialogue entre l’anthropologie (discours sur les sociétés dites ''primitives'') et la pensée autochtone (discours sur les sociétés ''traditionnelles''), la présentation tente de recréer un pont entre ces deux disciplines par le biais d’une analyse politique des ''sociétés sans État''. Ces sociétés ont pour particularité de maintenir une identité commune sans l’intervention d’une structure départageant gouvernants et gouvernés. L’approche comparative vise à faire entrer en relation un représentant de chaque discipline : Pierre Clastres, un anthropologue français accusé de reproduire le mythe du ''bon sauvage'', et Vine Deloria Junior, un intellectuel sioux qui prétend en quelque sorte décrire le ''vrai sauvage''. Mais quelle est la conception philosophique des sociétés sans État qui se dessine à la rencontre des écrits ethnographiques de Clastres et de la pensée autochtone de Deloria ? L’objectif est d’autant plus pertinent qu’il donne une voix aux auteurs autochtones contemporains. Cinq éléments seront comparés : le rôle du chef et du chamane, le maintien de l’ordre à l’intérieur du groupe, la protection contre les menaces extérieures, la répartition du fruit du travail ainsi que les moyens pour désamorcer le mécontentement. En permettant ce dialogue interdisciplinaire, il en ressort l’idée que l’absence de coercition s’explique par le refus de médiation : ni le pouvoir, ni la richesse, ni la parole ne peuvent s’accumuler dans un intermédiaire.

Contexte

section icon Date : 7 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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