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Borduas et Ozias Leduc ou la difficile soumission à la loi du maître

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Gilles Lapointe

Résumé de la communication

Fidèle à une tradition déjà riche, l' histoire de l’art du Québec offre quelques exemples privilégiés de rapports étroits entre maître et élève. La nature singulièrement complexe de ces relations, qui embrassent une gamme étendue de sentiments, pouvant aller du respect et de la vénération la plus entière, au doute, au détachement, au rejet, à l’inimitié et à la trahison ne cesse de fasciner. À la figure souveraine du maître, synonyme d’ouverture et d’accueil de l’autre, dépositaire d’un savoir ou d’un savoir-faire exceptionnel qu’il a dessein de perpétuer et de transmettre, répond la soif de connaissance sans borne et la curiosité de l’élève, mis en présence d’un modèle à imiter dont il lui incombe de satisfaire les hautes attentes. Fondée sur une considération mutuelle et une confiance réciproque, cette relation maître-élève met néanmoins chaque fois en jeu un rapport de force bien réel, une forte émulation régissant la relation. Dans le cadre de cette communication, je me propose d’examiner de près la nature des échanges entre Paul-Émile Borduas et Ozias Leduc durant le voyage que fit le premier en France de 1928 à 1930. Anticipant de vingt ans sur les événements à venir, on y poindre déjà un antagonisme qui sépare Borduas et Leduc, différend qui connaîtra son dénouement durant la période de crise qui entoure la publication de Refus global et qui conduira Borduas en 1948 1948 à désigner Leduc parmi les ultimes « valeurs sentimentales » qui doivent être sacrifiées.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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