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Distance entre le lieu d’articulation cible et le lieu produit chez deux interprètes français/langue des signes québécoise (LSQ)

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Suzanne Villeneuve

Résumé de la communication

Du point de vue de la phonétique expérimentale, la question de la distance entre les lieux d’articulation visés et ceux produits en contexte dans les langues signées peut trouver un parallèle avec la réduction vocalique dans les langues orales dans un cadre général d’étude des langues du monde. Dubuisson ''et al''. (1996; 1999) ont montré que les signes ancrés peuvent être désancrés en contexte. Une partie du contraste phonétique peut être modifiée sans mettre en péril la communication puisque les articulateurs atteignent leurs positions cibles selon le temps qui leur est imparti (Lindblom, 1963; 1992). Pendant leur travail, les interprètes français/LSQ, font varier la forme en préservant le sens. Bien que les interprètes experts et débutants modifient le lieu d’articulation en cours de production (Villeneuve, 2006), ces occurrences de déplacement n’ont jamais fait l’objet de mesures précises. L’objectif de cette recherche exploratoire était donc d’effectuer des mesures (distance moyenne et écart type) entre le lieu cible canonique sur la tête et le lieu produit pendant deux séances d’interprétation. Nous avons utilisé le logiciel Matlab pour mesurer les 559 signes analysés. Les résultats montrent une plus grande variation chez l’expert. Nous mettrons les résultats en relation avec le débit, la rétroaction tactile et les mouvements du tronc. Nous terminerons en montrant que les lieux d’articulation des signes sur la tête peuvent être répartis en cinq zones de déplacements.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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