Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé de la communication
Depuis l'adoption des chartes des droits et libertés de la personne (1976) et canadienne des droits et libertés (1982), les tribunaux canadiens ont eu à élaborer une théorie d'application des droits fondamentaux de la personne au Canada. Les droits protégés par ces deux textes fondamentaux étant libellés d'une manière pour le moins "ouverte", il appartenait (et il appartient d'ailleurs toujours) aux tribunaux de déterminer le contenu de la protection accordée à ces mêmes droits. Un des principes clairs qui est ressorti de cette "construction prétorienne" est qu'il ne doit exister aucune hiérarchie entre les différents droits fondamentaux protégés par les Chartes (Arrêt ''Dagenais'', [1994] 3 R.C.S. 835). Or, une analyse factuelle de la jurisprudence de la Cour suprême du Canada tend à démontrer que ce principe n’est pas respecté, à tout le moins en ce qui a trait à la protection octroyée aux convictions religieuses individuelles (par le biais de la consécration de la liberté de religion et de l'interdiction des actes discriminatoires fondés sur les convictions religieuses). En établissant trop largement les critères permettant l'ouverture de la protection constitutionnelle ou quasi-constitutionnelle (le critère de la "croyance sincère"), la Cour suprême s'est trouvée à ouvrir la porte à une réalisation indirecte de ce qu'elle semblait vouloir interdire directement soit: la hiérarchisation des droits fondamentaux de la personne.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.