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Résumé de la communication
Chronotope de la littérature romantique, la figure de la cathédrale y servait à la description d’espaces in-humains ou extra-humains, où les champs lexicaux du monstrueux et de la mort s’entremêlaient à ceux de la transcendance et du sacré. Ainsi, alors qu’Hugo en faisait la demeure d’un être hideux, Chateaubriand et Brentano utilisaient la comparaison avec la figure de la cathédrale afin d’intégrer l’espace naturel dans l’espace divin. S’y inscrivait également – voire invariablement – la nostalgie d’un passé idéalisé. À première vue, le roman ''El siglo de las luces'' (1962) de l’écrivain cubain Alejo Carpentier semble récupérer le discours thématique et narratologique des romantiques sur la cathédrale (à travers, notamment, sa fonction prophétique d’annonciation de la mort, sa superposition à la nature sacrée et son évocation du paradis perdu). Cependant, l’insertion de cette figure européenne emblématique dans le contexte latino-américain permet de dépasser le cadre romantique en y intégrant la dimension sociale et politique d’une réflexion sur l’identité américaine. Il s’agira ici d’interpréter la cathédrale comme figure permettant à Carpentier de positionner l’identité latino-américaine par rapport à l’Europe dans un dépassement des binarités universel/local et transcendance/immanence et ce, à partir d’une réflexion sur la spécificité de sa temporalité et de sa spatialité, lesquelles seront conçues à partir des notions de préfiguration et de réel merveilleux.
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