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Résumé de la communication
« Exprimer l’indicible par le doute » Dans le cadre de ce colloque, je propose de faire une analyse du discours qui met en scène le doute dans Etre sans destin d’Imre Kertesz et La nuit d’Elie Wiesel. La question de la difficulté ou des limites du dire se pose avec vigueur dans la littérature de la shoah. Les débats à propos de l’indicible des camps de concentration concernent la difficulté à raconter ce qui est inimaginable puisque cette expérience est au-delà de la pensée logique et rationnelle. On ne peut pas conclure que le langage ne suffit pas à transmettre cet événement puisque les récits de survie (fictionnels ou non-fictionnels) existent en grand nombre. Ainsi, même si le langage ne parvient pas à dire directement l’expérience concentrationnaire, il y arrive par une voie détournée. Ce détournement du langage est fait par le doute. Il s’agit d’un doute dans la perception du réel de l’écrivain, doute qu’il transfère dans son écriture. Le témoignage devient moins une attestation de l’événement et plutôt un témoignage de ce doute. Comment se manifeste le doute dans un récit de témoignage qui atteste d’un événement avéré? Quelle est l’incidence du doute sur la référentialité de la shoah dans le texte? Le doute est-il propre au témoignage des camps ou, au contraire appartient-il au discours du témoin en général? A partir de ces questions, je tenterai de proposer une analyse de ces phénomènes.
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