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La victimisation des minorités visibles et des immigrants

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Samuel Perreault

Résumé de la communication

Le nombre de personnes appartenant à un groupe de minorités visibles est en forte croissance au Canada. Alors que, en 1981, la population des minorités visibles ne comptait que pour 4.7% de l'ensemble de la population canadienne, elle devrait compter entre 6 313 000 et 8 530 000 de membres en 2017. Ces changements rapides au portrait ethnoculturel canadien pouvant être à la source de tensions sociales, il importe de plus en plus de s'assurer que les personnes appartenant aux groupes minoritaires ne soient pas plus victimes de crimes contre la personne que tout autre canadien. Utilisant les données autodéclarées de l'Enquête sociale générale, cycle victimisation 2004 (Statistique Canada), cette étude révèle que les personnes appartenant à un groupe de minorités visibles ne rapportent pas, dans l'ensemble, des taux de victimisation plus élevés que les personnes n'apartenant pas aux minorités visibles. De plus, les membres de minorités visibles nés à l'extérieur du Canada affichent même des taux de victimisation inférieurs aux autres canadiens. Par contre, bien qu'ils ne soient pas plus victimes de crimes contre la personne que les non membres de minorités visibles, les personnes appartenant aux minorités visibles expriment, face au crime, des niveaux de crainte plus élevés. Ils sont par ailleurs plus nombreux à s'empêcher de pratiquer certaines activités par peur du crime et sont plus critiques à l'égard de leur police locale.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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