pen icon Communication
quote

Le Bas-Canada et les Rébellions de 1837-1838 chez les voyageurs et observateurs français

AA

Membre a labase

Aurelio Ayala

Résumé de la communication

Dans les années 1830, le Bas-Canada vit une crise politique et sociale qui aboutit aux Rébellions de 1837 et 1838. Une dizaine de voyageurs et d’observateurs français, Tocqueville, Michel Chevalier, ou encore Jean-Jacques Ampère, ont laissé leurs impressions et analyses à ce sujet via des notes informelles, des récits publiés et leurs correspondances. Ainsi, il est possible de savoir ce que ces Français ont retenu de la crise politique bas-canadienne mais aussi de mieux comprendre la relation qui existe entre la France et le Québec dans la première partie du XIXe siècle, entre indifférence et souci de la souveraineté britannique. A l’étude de ces documents, on apprend que les Français s’intéressent à l’Amérique du nord dans sa globalité, et en premier lieu aux Etats-Unis alors que le Bas-Canada n’est qu’un objet d’attention secondaire. Ensuite, l’aspect le plus marquant dans les descriptions du Bas-Canada est la vision d’une France du passé, illustrée par la persistance de l’Ancien régime et les souvenirs de la Nouvelle-France. Enfin, les Français retiennent le plus souvent des Rébellions les aspects d’une lutte ethnique et nationaliste et les revendications politiques et démocratiques des Patriotes ont été occultées. Bien qu’il ne se soit exprimé que sur papier, le soutien des voyageurs français envers les Canadiens révoltés a été authentique et presque unanimement partagé. Mais dans le contexte d'une alliance franco-britannique en devenir, il a été vain.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :