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Le traitement orthographique chez des scripteurs sourds du primaire

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Audrey Dupont

Résumé de la communication

Pour les élèves sourds, l’appropriation du code écrit est particulièrement ardue, compte tenu que l’entrée dans l’écrit repose grandement sur les correspondances entre l’écrit et l’oral (Demont et Gombert, 2007). Or, les élèves sourds n’ont qu’un accès réduit à la langue orale. De fait, on explique généralement le retard des sourds à l’écrit par un déficit majeur dans le traitement phonologique de la langue (Musselman, 2000). Ce déficit nuit au développement des connaissances liées à l’orthographe qui est fondée sur la structure segmentale de la langue orale (Catach, 1995). Au Québec, les études portant sur l’écriture chez les sourds ont surtout abordé des unités plus grandes que le mot (Daigle, 1998) et aucune, à notre connaissance, n’a comparé l’écrit des sourds à celui d’entendants du même âge sur la base du respect de la structure phonogrammique des mots écrits (poteau écrit /poteau/ ou /poto/). Le corpus analysé pour cette étude est formé de textes écrits par 26 élèves sourds de 9 à 12 ans appariés à des élèves normo-scripteurs francophones du même âge. L’analyse du traitement orthographique proposée tient compte 1) du respect de la norme orthographique du français et 2) du respect de la structure phonogrammique des mots écrits. Tel qu’attendu, les sourds ont des performances inférieures à celles de sujets entendants. Ces résultats sont discutés en fonction des connaissances nécessaires au développement de la compétence orthographique chez les sourds.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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