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Résumé de la communication
Le statut d’œuvre de la littérature mondiale de l’Étranger d’Albert Camus est indiscutable. Le monologue d’un homme qui est condamné pour l’assassinat d’un Arabe dans la colonie française d’Algérie reste comme l’une des allégories les plus frappantes de la condition humaine. Cependant, dans Culture et Impérialisme (2000), le critique palestinien Edward Saïd, montre comment Camus est débiteur de l’idéologie colonialiste à travers le traitement de l’Oriental et la négligence historique du contexte. Saïd pose le problème de l’interprétation de ce roman : « Restituer L’Étranger dans le nœud géographique [...], c’est voir en ce roman une forme épurée de l’expérience historique. ». Est-il possible de « restituer » encore L’Étranger dans un nœud géographique « universel » qui montre les enjeux des études postcoloniales dans la postmodernité? Comment concilier la légitimité d’une subjectivité postcoloniale et la déconstruction du sujet? La réponse à ces questions est nécessaire pour justifier la portée des deux champs d’études quelquefois convergents, en tant que mises en questions de la modernité, et d’autres fois divergents en raison de leurs objectifs – l’un cherchant à déconstruire tout discours téléologique et l’autre affirmant une identité collective. Mon travail s’appuiera dans l’étude de la figure de la lettre dans ce roman suivant une théorie lacanienne du signifiant et de la figure du procès en tant qu’ordre symbolique dans le domaine postcolonial.
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