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Quelques avantages d’une morphologie débarrassée du morphème

JD

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Jaïmé Dubé

Résumé de la communication

On définit généralement la morphologie comme l’étude de la combinatoire des morphèmes pour former des mots. Cependant, la correspondance imparfaite entre le signifiant et le signifié de ces unités linguistiques plus petites que le mot pose des problèmes descriptifs bien connus qui nous contraignent à postuler d’autres unités d’un type hybride : morphème zéro, morphème vide, portemanteau, quasi-morphes, etc. Depuis une vingtaine d’années, plusieurs linguistes ont tenté de développer une théorie de la morphologie qui serait dispensée de ces problèmes et qui aurait comme unité minimale le mot, entier et indivisible. La « morphologie paradigmatique » de Thomas Becker et la « morphologie holistique » d’Alan Ford et Rajendra Singh sont des modèles développés pour répondre à ces exigences; mais, malheureusement, ils n’ont pas été présentés à la communauté scientifique francophone, à quelques rares exceptions près. De plus, ces théories ont surtout été appliquées aux langues germaniques et aux langues indo-européennes de l’Inde. Le but de cette communication est de présenter quelques aspects d’une morphologie basée sur le mot entier : son formalisme; son application à la description morphologique du français; en plus de quelques conséquences théoriques importantes sur la structure du lexique mental et la nature de la morphologie comme « module de la grammaire » au sens de Chomsky.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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