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Statut et légitimité du Moi pur dans la phénoménologie husserlienne

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Jean-Sébastien Hardy

Résumé de la communication

L’Ego n’est-il qu’un objet vécu parmi d’autres dans le flux de la conscience, ou est-il plutôt la scène même, le point de référence, de tout vécu ? Dans la première édition de la cinquième de ses ''Recherches logiques'' (1901), le philosophe allemand Edmund Husserl adopte et défend la première position : parmi d’autres objets, je fais l’expérience d’un Je à l’intérieur de « mon » flux de vécus, flux d’une conscience radicale de laquelle le sentiment d’être soi est parfois absent (dans le sommeil et le coma par exemple). À partir des ''Ideen'' pourtant (1913), la conscience apparaîtra tout au contraire à Husserl comme étant toujours elle-même à l’intérieur d’un Je au statut particulier, centre constamment présent à son expérience ainsi qu’à lui-même. Husserl s’aperçoit cependant que dans cette découverte d’un Moi pur (''reine Ich'') se cache un véritable « point critique » : ce Moi pur est-il une « transcendance » et, si tel est le cas, doit-il être supprimé (« réduit ») comme l’exige le principe fondateur de sa philosophie phénoménologique ? Étonnamment, Husserl soutiendra que ce Moi pur est bel et bien une transcendance, en ceci qu’il plane au-dessus de tout le flux de la conscience, mais qu’il ne doit pas pour autant être réduit. La tâche s'impose alors d'expliciter le sens de ce philosophème énigmatique et capital qu'est le Moi pur, afin d'évaluer sa légitimité pour le projet même d'une phénoménologie.

Contexte

section icon Date : 8 mai 2008
host icon Hôte : Institut national de la recherche scientifique

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