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Résumé de la communication
À partir d’une analyse de contenu qualitative appliquée sur un corpus de vingt films de fiction (1975-2000) portant sur les «petites guerres» libanaises (1975-1989), énoncés par des réalisateurs libanais, nous avons relevé une corrélation possible entre l’objet relationnel cinéma-et-ville (Moser), l’espace à partir duquel il est énoncé, et l’espace qu’il énonce. La première période des énonciations filmiques, conséquence des transformations spatiales de l’espace beyrouthin en 1976, se caractérise par la limitation des pratiques spatiales des usagers beyrouthins qui refusent l’énonciation de la violence. Pendant cet espace-temps, le cinéma imite les pratiques en mouvement à Beyrouth. La deuxième période, à l’image de la coexistence des mémoires collectives qui habitent le même espace-temps, est celle de la fragmentation des représentations spatiales, mémorielles et filmiques. Elle débute avec l’invasion israélienne et prend fin avant les Accords de Taëf. L’espace module alors les pratiques spatiales, mnémoniques et cinématographiques : la ville entre dans le cinéma, dicte ses pratiques et modifie ses représentations. La troisième période, incluant les Accords de Taëf et la ''tabula rasa'' du centre-ville, est caractérisée par le sens en mouvement des énoncés spatiaux beyrouthins. C’est le passage des combats spatiaux aux combats des mémoires spatiales. Dorénavant, la mémoire prime sur l’espace. Les films deviennent un espace public de discussion se logeant dans le cinéma.
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