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Résumé de la communication
Depuis plus de 60 ans, le conflit au Moyen-Orient a fait des milliers de morts et des millions de réfugiés. Aujourd’hui encore, l’État d’Israël et le peuple Palestinien sont en lutte physique et médiatique permanente. En référant à la théorie du politique de Carl Schmitt (distinction ami/ennemi en tant que critère du politique) nous avons l’image de deux antagonistes qui, luttant pour un même objet, en viennent à l’action violente. Qu’en est-il de la figuration de l’autre dans ce contexte? L’autre est-il ennemi ou adversaire? Les productions filmiques contiennent-elles une typologie des ennemis? Schmitt affirme que « l’ennemi est notre propre remise en question personnifiée » et que celle-ci pousse à « [...] déclarer criminel et inhumain dans son ensemble le camps adverse, d’en faire une non-valeur totale, sous peine d’être [soi-même] criminels et des monstres.» (Schmitt). Il s’agirait donc d’observer les objets de «non-valeurs» du point de vue de l’énonciation afin de cerner la figuration de l’ennemi. Nous proposons une analyse de contenu à travers un corpus de 4 films de fiction provenant de deux réalisateurs, un Israélien (Amos Gitaï), et un Palestinien (Elia Suleiman). Il sera alors question de voir quelles sont les figurations de l’ennemi dans leurs oeuvres, quelles sont les remises en question auxquelles elles sont liées, et ensuite dans quelles traductions de l’espace du réel elles s’inscrivent, et si elles y opèrent des transformations.
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