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Résumé de la communication
De 1966 à 1996, la France a mené un programme d’essais nucléaires en Polynésie française. Étonnamment, elle a choisi son paradis pour y faire exploser sa bombe. De fait, la Polynésie française fait figure de paradis dans l’imaginaire français depuis le XVIIIème siècle. Or, comment penser le paradis depuis la bombe? Autrement dit, comment ces deux visions (une édénique, l’autre apocalyptique) peuvent-elles coexister? L’hétérotopie, au sens où l’entend Michel Foucault, permet à cet apparent paradoxe de s’exprimer dans un même espace. Mais si la bombe a permis ce passage d’un moment mythique à un moment hétérotopique, il a fallu une transformation préalable du mythe lui-même. L’originalité de notre propos tient à ceci que nous prendrons pied dans ce lieu commun (le paradis polynésien) afin d’en exprimer toute la complexité. Nous regarderons le paradis polynésien tel qu’il est, c’est-à-dire une représentation occidentale du monde structurant les rapports de pouvoir à l’Autre. Si un nombre impressionnant de chercheurs se sont intéressés au mythe du paradis polynésien, la majorité d’entre eux n’a jamais considéré que ce mythe puisse avoir encore un rôle à jouer dans les rapports politiques entre Français et Polynésiens. Avec Miriam Kahn qui témoigne que «Tahiti as paradise is not a benign image», nous tenterons de montrer que le paradis résiste (en ce sens qu’une forme de résistance politique a émergé), par-delà la bombe nucléaire.
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