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Résumé de la communication
L’objectif de cette recherche est de montrer qu’il ne suffit plus de considérer l’oppression et la subordination des femmes aux Mexique uniquement comme une problématique de genre, mais qu’il faut également tenir compte de la classe sociale et de l’appartenance ethnique. À partir de l’insurrection zapatiste au Mexique en 1994, les femmes autochtones, historiquement exclues de la vie publique et politique du pays, commencent à faire connaître leurs demandes en les inscrivant dans les discours d’autonomie et d’autodétermination des peuples autochtones. Une analyse de discours a permis de constater que les femmes zapatistes soulèvent la question de la violence qu’elles subissent en déplorant le fait que les revendications du féminisme métisse ne prennent pas en compte leur réalité spécifique. Outre leurs demandes pour le respect des droits des femmes, leurs revendications coïncident avec celles du mouvement zapatiste à l'égard des injustices sociales, de la distribution inégale de la richesse et du manque de reconnaissance sociale et politique des différences culturelles. On est alors témoin de l’émergence d’un féminisme autochtone qui met en évidence l’articulation de trois axes d’oppression : l’appartenance ethnique, le genre et la classe sociale. Les femmes autochtones demandent que les féministes métisses deviennent plus sensibles aux enjeux liés au racisme et à la pauvreté. En somme, le vécu de violence des femmes autochtones diffère de celui des femmes métisses.
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