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La réception de l'oeuvre de Jules Verne. La fin d'une illusion : celle de Jules Verne, écrivain pour enfants

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Philippe Mustiere

Résumé de la communication

Nous nous interrogerons sur la signification de cet engouement, de cette passion, fiévreuse et rétrospective, des adultes pour leurs lectures d’enfance. Pourquoi, à l’instar de l’empreinte indélébile laissée par les contes de fées, ne pouvons-nous nous départir du souvenir aigu laissé par la lecture des romans de J.Verne? Et si le texte vernien fonctionne intensément en nous, dans sa portée fabulatrice, comme le réveil de l’identité enfantine, n’est ce pas parce qu’il est étrangement structuré au travers de la quête du père, de la peur de la catastrophe, de l’initiation à l’ « âge d’homme » comme le discours de l’inconscient, où entrent en scène les fantasmes de la personnalité adulte. Et d’ailleurs, qui était vraiment J.Verne? Pour qui écrivait-il en fin de compte? pour les enfants ? pour les adultes . J.Verne n’est peut-être pas tout à fait celui que nous avons cru lire dans notre enfance. R.Barthes évoquait deux types de lecture qu’il nommait : lecture de plaisir et lecture de jouissance. La lecture de plaisir effectue des retrouvailles, quand nous éprouvons la familiarité d’un monde. Dans la lecture de jouissance, le texte nous «déconforte». Il s’agit dela découverte d’un autre Verne inconnu de notre enfance, mais précisément beaucoup plus proche de nos soucis d’adulte. Comme le suggère M.Serres, c’est que nous sommes à la fois « adulte depuis tant » et « adulte depuis peu ». C’est à dire que nous sommes pris, toute notre vie, entre désir de coquille et feu du volcan.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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