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« Les Paraboles de l'Évangile » d'Antoine Furetière : une « belle infidèle » ?

JC

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Johanny Charest

Résumé de la communication

Au XVII[SUP e] siècle, les traducteurs, inspirés par les « Belles infidèles », traductions libres d’œuvres grecques et latines de l’antiquité, modernisent le texte d’origine par souci de clarté et par respect des règles d’élégance, d’harmonie et de bon goût. Antoine Furetière, dans sa "Nouvelle allégorique" (1658), peint avec un regard railleur le monde littéraire du XVII[SUP e] siècle et critique les allures de fantaisie qu’adopte la démarche de Perrot d’Ablancourt : "Les Traductions [étaient] divisées en plusieurs Corps; […] le premier marchoit sous Ablancourt Capitaine Magnifique, qui leur avoit donné des habits neufs faits à la mode, qu’il avoit taillez et rognez à sa fantaisie. Quelques autres obeissoient aux […] Vaugelas et Charpentier, dont la sévérité avoit rendu les troupes moins licencieuses; de sorte [qu’elles] les surpassoient en justesse." Or, guidé par un intérêt manifeste pour la clarté de la traduction, Antoine Furetière, dans ses "Paraboles de l’Évangile"(1672), ne cesse d’apporter des modifications par égard au lecteur et par souci « d’accommoder la chose à nos mœurs et à notre façon de concevoir ». Dans cette communication, je tenterai de montrer que les prémisses des « Belles infidèles » influencent la traduction de Furetière, bien que celui-ci critique Perrot d’Ablancourt, chef de file de ce courant. Par le fait même, je mettrai au jour le rôle de Furetière-traducteur, un aspect de cet auteur trop peu exploré par la critique.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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