pen icon Communication
quote

L'esthétique de l'extrême : un obstacle à la critique de l'art

TP

Membre a labase

Tania Perlini

Résumé de la communication

Ma communication adressera le discours critique qui encadre le phénomène de l’extrême dans l’art contemporain, attesté par les multiples œuvres qui exploitent un matériel immoral, violent ou tabou, dans le but de susciter un ensemble de sensations fortes, mais négatives, telles le choc, le vertige et la peur. Il sera démontré que cette facette extrême de l’art est problématique pour la critique de l’art qui, dans ce cas, est amenée à opérer uniquement dans le domaine de l’éthique. En effet, puisque la critique use d’une approche instrumentaliste de l’art – qui repose sur la croyance que l’art possède un effet médicinal - les historiens et critiques ont très peu de moyens pour adresser la valeur de ces œuvres et c’est ainsi qu’ils questionnent exclusivement la valeur informative de l’esthétique de l’extrême. Celle-ci contribue-t-elle à l’éducation de la connaissance, de vos valeurs, ou de nos principes moraux? En réponse à l’étroitesse de cette approche analytique, je proposerai un cadre d’interprétation alternatif qui permettra à toute esthétique de la sensation et à ses expressions les plus extrêmes de trouver une place dans le monde de l’art. Cette proposition reposera sur la théorie de la dépense de Georges Bataille qui souligne la légitimité d’un espace de création alloué à la production et à l’expérimentation de sensations extrêmes.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :