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Sciences « dures » et sciences humaines : le dialogue impossible ?

JL

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Jean Lachapelle

Résumé de la communication

Cet exposé vise à éclairer le rapport entre sciences dites exactes et sciences sociales par une critique épistémologique de la place du positivisme en physique. Selon nous, il est essentiel de couper le nœud gordien de la physique positiviste : l’incompréhension du rapport conflictuel de la physique même au positivisme étant trop souvent la cause de débats stériles entre défenseurs du positivisme en sciences sociales et ses détracteurs. Afin de couper court à cette confusion, nous souhaitons démontrer que la physique n’est pas une science positive au sens comtien. Aussi la crise du positivisme n’est-elle pas un phénomène récent qu’il convient d’attribuer à l’indéterminisme quantique. Elle est en germe dans les écrits même des auteurs classiques de la physique. En effet, le dogmatisme d'Auguste Comte, l’a poussé à nier l’évidence qu’aucune théorie physique, de la renaissance jusqu’à aujourd’hui, n’est positive au sens où il l’entend. Le positivisme comtien est une doctrine qui a peu à voir avec l’exercice de la physique telle qu’elle se pratique depuis les révolutions conceptuelles de Descartes et Newton. Ce positivisme, que Comte associe faussement à la physique et sur lequel il appelle à construire la sociologie, est un dogme qui sera à la source de bien des incompréhensions. D'où l'intérêt pour nous de cette réflexion visant à poser les bases d’un dialogue interdisciplinaire, seul à même d'autoriser le décloisonnement de l’horizon contemporain de la connaissance.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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