pen icon Communication
quote

Contribution à l'étude de la sociabilité humaine à travers le syndrome schizophrénique

JD

Membre a labase

Jean-Guy Duchesne

Résumé de la communication

L’analyse des symptômes reliés à la dimension psychotique et paranoïde du syndrome schizophrénique suggère qu’un modèle d’intelligibilité basé sur la définition de l’activité sociale de Max Weber soit pertinent pour expliquer certains comportements typiques de cette affliction tel que le retrait social évidemment, mais plus particulièrement les fausses perceptions de complots et de menaces à l’endroit du patient. L’hypothèse directrice de mon travail est que certains référents des environnements sociaux se radicalisent à la conscience du sujet schizophrène et son activité sociale habituelle, forgée et intériorisée au cours de sa vie en société, peine à faire sens avec ces nouveaux éléments. Ce n’est donc pas tant la rationalité de l’humain atteint de schizophrénie qui est spécifiquement en cause que la saillance de certains référents de l’environnement social à la conscience qui est déréglée et qui induit les comportements sociaux à vide. Ce travail a été l’occasion d’un essai d’interdisciplinarité entre un objet sociologique, l’activité sociale, et un ensemble de déterminismes biologiques et cognitifs, ce qui en soi constitue un effort de décloisonnement des discours scientifiques. Plus important encore pour la sociologie, l’étude du déficit de la sociabilité dans le syndrome schizophrénique jette, semble-t-il, un regard nouveau sur l’activité sociale.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :