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Le temps qui reste : le sens d’une vie qui touche à sa fin chez Marcel Proust et Marguerite Yourcenar

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Marie-Hélène Hamel

Résumé de la communication

Malgré leur apparente distance, « À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust et « Mémoires d’Hadrien » de Marguerite Yourcenar sont deux œuvres fondées sur l’imminence de la mort du héros. Confrontés à leur fin prochaine, Marcel et Hadrien tentent de « faire œuvre » pour construire le temps qui leur reste. Pour l’un comme pour l’autre, la mort motive le geste créateur. Chez Proust, la lutte contre le temps se présente comme un souci de donner un sens à la vie à travers la création artistique, en parvenant à saisir l’essence des choses. Le but de Marcel est tout entier à l’intérieur de son œuvre et elle trouve sa finalité en elle-même : le sujet cherche à s’affranchir dans son histoire. La vie d’Hadrien correspond plutôt à une tentative d’inscription dans le temps, et ce mouvement devient de plus en plus perceptible au fil du récit. Le personnage est mû par un désir de laisser des traces, d’aller au-delà de son existence corporelle. Alors que Marcel revisite son passé dans une recherche de justification de son existence, Hadrien a plutôt le regard tourné vers l’avenir et désire y apercevoir des traces de son passage. Dans le cadre de cette analyse, nous tenterons d’examiner dans une perspective dialectique cette construction de chacun devant la mort, à travers le thème du monument.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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