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Résumé de la communication
En dépit de l'importance de ses écrits (25 œuvres littéraires comptant des recueils de poésie, des contes, des romans, un journal et plusieurs contributions à des revues depuis 1922), Lise Deharme (1907-1980) a été le plus souvent ignorée par les historiens de la littérature. Le silence de ceux-ci face à cette égérie des surréalistes surprend, compte tenu des éloges nombreux que Deharme a reçus, notamment de la part de Breton, d'Éluard, d’Aragon et de Pieyre de Mandiargues pour qui elle fut l'une « des dernières à incarner un certain merveilleux féminin » (Obliques 14-15, 1977). Partant de la proposition selon laquelle « sa réinvention du merveilleux redonne à certaines images surréalistes […] toute la beauté "explosante-fixe" de leur subversion retrouvée » (Barnet, 1998), il s’agira de démontrer que les romans de Lise Deharme, de curieux contes de fées pour adulte, ré-enchantent ce merveilleux si beau aux yeux de Breton en le doublant d'une mise en scène constante de l'ambiguïté identitaire et sexuelle, laquelle est propre à subvertir tant le merveilleux lui-même que la morale bourgeoise. Si déjà le merveilleux, entre réalité et imaginaire, « engage l'affectivité tout entière » du lecteur en le soumettant à la « tentation continue » que représente cette échappée hors du réel, les mises en scène deharmiennes, quant à elles, lui ajoutent une tentation érotique et sexuelle qui s'instruit sans cesse d'une recherche de la subversion.
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