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Résumé de la communication
En 1833, Pétrus Borel, chef de file des petits romantiques, publie sa deuxième œuvre ''Champavert: Contes immoraux'', œuvre peu étudiée jusqu’à maintenant et pourtant fort révélatrice des bouleversements sociaux de cette période. Ce recueil met en scène des personnages qui abusent du pouvoir accordé à leur position d’autorité au sein de la société. Borel y montre un désenchantement face à la société et l’impossibilité d’y survivre en étant vertueux. La violence et la cruauté sont des leitmotivs majeurs des personnages boréliens qui sont prêts à tout pour arriver à leurs fins et maintenir leur statut de dominant. Dans le cadre de cette communication, nous nous intéresserons au conte qui ouvre le recueil, « Monsieur l’Argentière ». Nous nous pencherons sur les trois personnages principaux : l’Argentière, Bertholin et Apolline, qui occupent tour à tour une position de pouvoir abject, et ce, à travers une intertextualité avec le célèbre conte de Charles Perrault ''Le Petit Chaperon Rouge''. L’animalisation des héros, les crocs de l’accusateur public ainsi que la crédulité d’Apolline évoquent ce récit. Nous verrons donc que le conte de Borel, qui reprend les grandes lignes de celui de Perrault, se présente sous le signe de l’ambivalence et de l’abjection. Cette lecture permettra de mettre en lumière la visée critique de l’écriture borélienne et, par extension, de la littérature frénétique trop souvent considérée de « mauvais goût » alors qu’elle propose un autre regard sur la société.
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