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Résumé de la communication
« L’exploitation » du concept d’hypofertilité par la médecine reproductive et les récentes avancées scientifiques sur la physiologie reproductive féminine problématisent la question du « don » d’ovocytes comme « libre choix ». Plusieurs constats s’imposent. Les femmes donnent leurs ovocytes contre une compensation monétaire pour des fertilisations in vitro. Les ovocytes sont définis comme étant des éléments corporels, mais ils ont un statut juridique différent de celui du corps humain. De nombreuses manifestations physiques et psychiques chez les « donneuses » révèlent la faible innocuité de ce geste « altruiste ». En conséquence, la subsomption de la vente sous l’appellation de « don » d’ovocytes manifeste-t-elle l’illusion d’un idéal démocratique, la « liberté procréative »? La valorisation sociale de ce « don » répond-elle aux critères normatifs invitant les femmes à être des mères? À quoi consent et que donne d’elle une vendeuse d’ovocytes? Dans un contexte social favorisant la réification du corps humain et la commercialisation de la procréation et d’un nouveau contrôle de la fonction reproductive des êtres humains, il conviendra d’abord de clarifier certains faux-semblants autour de l’intégrité corporelle pour pouvoir ensuite examiner les termes mêmes du consentement individuel en regard des motivations et des représentations des « donneuses » d’ovocytes. Enfin il s’agira de repenser sexo-éthiquement le rôle des femmes dans l’équation maternité-fécondité.
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