pen icon Communication
quote

La sociologie de la connaissance : une perspective théorique cruciale pour comprendre l’ébranlement des certitudes religieuses à l’ère du pluralisme religieux, selon Peter L. Berger

IN

Membre a labase

Isaac Nizigama

Résumé de la communication

Parmi les « théories de la sécularisation » en vogue en sciences des religions depuis plus d'un siècle, celle de Peter L. Berger (1929- )a fait l'objet de beaucoup d'analyses et de commentaires. En effet, partant d'un angle d'approche particulier en sociologie de la connaissance et d'une double approche, sociologique et théologique, sur le fait religieux, sa conception dialectique et humaniste de la religion l'amène à modifier à la fois sa méthode théologique et son diagnostic sociologique sur le phénomène de la sécularisation. La méthode théologique, inscrite en théologie protestante, passe d'une posture néo-orthodoxe, inspirée de Karl Barth (1886-1968), d'orientation déductive, à une posture libérale, d'orientation plutôt inductive, inspirée de Friedrich Schleiermacher (1768-1834). Son diagnostic sur la sécularisation, quant à lui, a passé d'une thèse dure et intransigeante de la sécularisation conçue comme un déclin inéluctable de la religion à mesure que la modernité se développe, à sa thèse récente et controversée de la « désécularisation du monde » conçue comme une « permanence du religieux » ou « un retour des dieux » dans le monde monde. Le lien entre les « structures de crédibilité » et les « univers symboliques de légitimation » fondant celui entre le pluralisme religieux et la certitude religieuse, s'avère important à saisir chez ce chercheur pour rendre compte à la fois de ses changements de position et du phénomène de la sécularisation en tant que tel.

Contexte

section icon Date : 14 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :