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Résumé de la communication
Les communautés immigrantes abandonnent généralement la langue du pays d’origine à la troisième génération, en ce sens que ce sont en règle générale les petits-enfants qui ne possèdent plus la langue maternelle de leurs grands-parents venus d’ailleurs. Certaines communautés, toutefois, feraient exception à cette règle et se distanceraient de leur langue beaucoup plus vite, pour ainsi dire à leur arrivée au pays d’accueil, les membres de la première génération hésitant à transférer la langue du pays d’origine aux générations suivantes. Les communautés de langue néerlandaise, soit hollandaises (en provenance des Pays-Bas) soit flamandes (en provenance de la Belgique), seraient des exemples du deuxième cas, plutôt exceptionnel. Le but de notre communication est de dresser un portrait de la vitalité ethnolinguistique d’une communauté flamande jusqu’à présent peu étudiée, celle qui s’est constituée dans le Sud-Ouest de l’Ontario, le centre de l’émigration flamande au Canada, depuis le tournant du siècle dernier. Nous nous baserons pour ce faire sur les résultats d’une enquête que nous avons menée au printemps de 2008 et à laquelle une centaine de membres de cette communauté avaient accepté de participer. L’enquête, de type statistique, est semblable à d’autres soumises récemment à des communautés hollandaises au Canada, particulièrement en Alberta (Genee I et al. 2005), et ailleurs, par exemple en Nouvelle-Zélande (Hulsen M. 2000).
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