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L’accessibilité cognitive des éléments discursifs et l’association spatiale en langue des signes québécoise

JR

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Julie Rinfret

Résumé de la communication

Les langues des signes (LS) se distinguent des langues orales (LO) sur le plan de la modalité d’expression. La modalité visuo-spatiale a un impact à tous les niveaux de structure des LS, et le fait de pouvoir situer des éléments lexicaux dans l’espace discursif pour l’établissement des relations les distingue des LO. Quatre stratégies (manuelles et non manuelles) sont attestées pour marquer l’association spatiale d’un nom et d’un locus : la localisation directe dans l’espace, l’utilisation du signe POINTÉ, la direction du regard et la position du tronc. Ces stratégies peuvent être utilisées seules ou en concomitance pour situer un nom. Certaines ont été décrites, pour différentes LS, comme des marques de définitude (MacLaughlin, 1997; Tang et Sze, 2002) et de spécificité (Engberg-Pedersen, 2003). Notre présent objectif est de décrire la fonction pragmatique des stratégies d’association spatiale en LSQ. Dans le cadre de la théorie de l’accessibilité cognitive des éléments discursifs (Ariel, 1990), nous montrerons que la présence ou l’absence d’association spatiale est déterminée par le contexte pragmatique. Les stratégies non manuelles, utilisées comme seules stratégies associatives, permettent de marquer le caractère hautement accessible du référent. Les stratégies manuelles permettent quant à elles de marquer la spécificité du référent, en plus d’indiquer son faible degré d’accessibilité. Nous terminerons en présentant le portrait unifié de l’association spatiale en LSQ.

Contexte

section icon Date : 14 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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