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Les objections aux théories cognitives des émotions

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Morgane Paris

Résumé de la communication

Les théories cognitives des émotions cherchent à revaloriser ces dernières en les présentant comme le fait d’entretenir une proposition axiologique à l’esprit, éventuellement accompagnée de sensations physiologiques. Mais ces conceptions ont du mal à répondre à certaines objections fortes, comme les émotions des nouveaux-nés et des animaux ou les émotions irrationelles. En effet, si l'émotion est le fait d'entretenir une proposition axiologique à l'esprit, on peut se demander en particulier comment les animaux et les nouveaux-nées peuvent bien ressentir des émotions qui impliqueraient l'entretien de concepts axiologiques qu'ils ne semblent pas pouvoir posséder. D'autres arguments seront évoqués, comme le fait que les émotions semblent posséder plutôt un contenu analogique que propositionnel, variant avec l'intensité de la valeur (par exemple, plus ou moins effrayante ou dangereuse) de ce qui les a provoquées (la peur correspondante sera plus ou moins intense). Passer en revue trois théories cognitives majeures, celle de Robert C. Solomon (1993), celle de Martha Nussbaum (2003) et celle de Patricia Greenspan (1988), va me permettre de montrer en quoi elles présentent des forces et des faiblesses, avant de me tourner vers une autre théorie des émotions, la conception somatico-cognitive, dont l’appui plus fort sur l’aspect physiologique des émotions va rendre possible de répondre aux objections qui affaiblissent les théories plus classiques.

Contexte

section icon Date : 14 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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