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Résumé de la communication
Le ''frequency code'' d’Ohala (1983) permet de croire que, dans des sociétés où les rôles sexuels sont définis et opposés, comme au Japon, on s’attende à un contraste de hauteur entre les voix féminine et masculine. De plus, les Japonaises hausseraient leur voix en japonais (Ohara 1992). Cette étude cherche à voir s’il existe une différence significative dans la perception qu’ont des Japonais de la féminité de locutrices non natives du japonais selon la fréquence fondamentale (F0) de celles-ci. Une grille de perception a permis de mesurer comment huit nouveaux arrivants japonais et huit Québécois percevaient des voix japonaises de différentes F0 produites par une Japonaise et une Québécoise. Les sujets jugeaient les locutrices sur quatre critères associés au stéréotype féminin par des informateurs des deux origines (altruisme, sensibilité, gaieté et préoccupation par son apparence). Les résultats confirment une différence de perception selon la F0, mais pas dans le même sens que les découvertes précédentes : les sujets japonais trouvent la Québécoise à la voix moyenne plus « féminine » que les Québécoises à la voix basse et haute ; ils jugent aussi la Japonaise à la voix haute moins féminine que celle à la voix moyenne. D’autres facteurs pourraient expliquer la faible cote de féminité attribuée aux voix hautes. Néanmoins, connaître la perception qu’ont les Japonais de la voix des locuteurs non natifs a une utilité certaine en didactique du japonais langue seconde.
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