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Du héros romanesque au héros cinématographique : application de la notion de « transécriture » à la série James Bond

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Ludovic Trautmann

Résumé de la communication

Face à l’inadéquation du terme «adaptation» quand il s’agit d’évoquer la transposition d’un livre à l’écran, en raison de la subordination du film par rapport au livre premier que laisse entendre ce terme, André Gaudreault et Thierry Groensteen ont proposé d’utiliser la notion de «transécriture» pour mettre en regard deux oeuvres partageant beaucoup mais sur des médias différents. Cette communication se propose dans un premier temps de questionner les gains conceptuels de cette théorie qui suppose une mise à niveau de deux oeuvres par la prise en compte de leurs écritures. Un livre dicte une certaine écriture à son auteur et le cinéma une autre. C’est de la confrontation de ces écritures, et de la prise en compte des motifs et des choix qui les ont fondées, que peut venir un jugement. Dans un second temps, nous nous proposons d’appliquer cette théorie à James Bond, la série romanesque et cinématographique initiée par Ian Fleming et qui trouve un accomplissement certain grâce au septième art, série qui nous semble être un exemple judicieux et parlant pour comprendre la transécriture. Notre questionnement sur l’espion britannique nous amènera à appréhender la dimension visuelle du cinéma qui permet de le mettre dans un environnement grandiose, voire grandiloquent, aspect que les romans occultent pour se concentrer sur d’autres éléments. Nous verrons surtout que la transécriture permet de comprendre des choix stylistiques, le renouvellement des acteurs principaux notamment.

Contexte

section icon Date : 15 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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