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Le corps prisonnier. Représentations du corps féminin dans le film « 4 mois, 3 semaines et 2 jours » de Cristian Mungiu

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Marina Vargau

Résumé de la communication

En absence des études sur ce film, mon travail favorisera le questionnement de diverses représentations cinématographiques du corps féminin et aussi des stratégies subversives adoptées par les deux protagonistes pour dépasser les contraintes bio-socio-politiques imposées par un régime totalitaire. Le corps féminin sera analysé dans une triple perspective : corps politique, corps-marchandise et corps criminel. Trois pratiques correspondent à chaque hypostase: le corps politique est lié à la reproduction à tout prix imposée dans la Roumanie de Ceausescu, le corps marchandise renvoie paradoxalement au viol et le corps criminel est lié à l’avortement. Dans toutes les pratiques le corps féminin est instrumentalisé. Presque sans issue, dans l’espace d’un État totalitaire, le corps féminin est pris dans une chaîne de contraintes biologiques, sociales et politiques, disséminées dans sa structure et sa composition même, et qui agissent continuellement sur sa construction et son devenir. Mon cadre théorique favorisera plusieurs approches: philosophique (Foucault), féministe (MacKinnon, Grosz), historique (Boia) et sociologique (Kligman, Gal, David, Baban). Les corps des protagonistes, souillés par l’avortement et le viol, gardent inscrits dans leur texture les événements et s’instituent en tant que représentations suggestives d’une mémoire vivante et douloureuse. Le corps est une manifestation des stigmates des expériences passées, surface inscriptible de deux cotés, recto et verso.

Contexte

section icon Date : 15 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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