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Le dispositif de la conscience : la perspective de l’empirisme radical

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Fabien Dumais

Résumé de la communication

La vérité n’est pas, selon William James, une propriété de l’idée : la vérité vient à l’idée dans l’expérience. Sa conception de l’expérience est explicitée dans ses ''Essais d’empirisme radica''l (1912), et c’est à partir de la question « La "conscience" existe-t-elle? » qu’il réussit le mieux à en rendre compte. Pour lui, on aurait tort de postuler la conscience comme une entité en soi à partir de laquelle on peut connaître le monde. Plutôt : les pensées, tout comme les choses, proviennent de l’expérience pure. Lorsqu’une idée est en accord avec l’expérience, c’est parce que l’on fait l’expérience satisfaisante d’une relation conjonctive, telle est la fonction de la conscience : produire une idée comme règle d’action pour l’expérience. Or la particularité de la conscience, c’est qu’il s’y produit une transformation des idées mémorisées avec les idées nouvelles qu’il nous est donné de suivre, si tant est que l’on se laisse affecter par l’expérience et que l’on y participe par la création d’idées. Ainsi les formes de subjectivité, par lesquelles on agit, se font et se stabilisent. La conscience est en quelque sorte un dispositif technique dont la plasticité permet la mutation de soi. Le danger qui nous guette alors est une certaine sclérose de la conscience, lorsque sa contraction devient réactive à l’expérience. Enfin, peut-être est-il possible de penser les dispositifs techniques « extérieurs » à soi, participant à la production de soi, d’une manière analogue à la conscience.

Contexte

section icon Date : 15 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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