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Résumé de la communication
Limité face à la pluralité des demandes sociales et en perte de légitimité, l’État a recours à la participation publique pour éclairer ses décisions, entre autres en matière de gestion forestière. Du point de vue des acteurs sociaux, quelles sont les retombées de cet instrument de gouvernance privilégié par les pouvoirs publics? La participation permet-elle la reconnaissance de discours et d’acteurs marginaux (Callons et al. 2001) ? Est-elle plutôt un lieu de reproduction de rapports de pouvoir inégaux (Sanders, 1997) ? Mon objectif est de montrer la portée, mais aussi les limites de la participation publique comme arène d’expression de discours émergents. Pour ce faire, j’ai effectué une analyse comparative entre les discours qui se dégagent des mémoires présentés à la Commission Coulombe et les recommandations contenues dans son rapport final. La participation à la Commission Coulombe a permis de faire reconnaître davantage le rôle de l’écosystème forestier dans les cycles de l’eau et du carbone, de même que l’importance culturelle de la forêt pour les Premières Nations. Ces innovations discursives – qui ne remettent pas en cause la prédominance du discours technico-légal – constituent de « petites victoires », des gains incrémentaux (Gupta, 2008) qui se traduisent notamment par une légitimation des acteurs sociaux et de leurs revendications.
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