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Pour une logique mondaine : refus d'un non sequitur rationaliste

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Marc Champagne

Résumé de la communication

À se fier sur le ton confiant avec lequel on déclare la chose, on jurerait que la question est depuis longtemps close : la logique ne s'apprend pas par les sens. Le chef d'accusation standard veut que la théorie empiriste déborde les bornes de ses connaissances lorsqu'elle maintient pouvoir abstraire les principes généraux de la logique du flux de l'expérience (à titre d'appui, il est commun d'évoquer la position supposément insoutenable de J. S. Mill vis-à-vis les mathématiques). Or, en attirant le regard sur cette prétendue défaillance inductive, ce reproche camoufle le fait que le rationalisme assigne non seulement aux lois logiques une couverture exhaustive qui excède elle aussi ce qui est, à strictement parler, connu -- mais postule en sus des ressources épistémiques obscures ("l'intuition" ou l'innéisme) afin d'outrepasser cette finitude. Nous chercherons donc à déloger la pierre angulaire de cette critique rationaliste, soit la supposition qu'une uniformité compréhensive comme la non-contradiction doit forcément être appréhendée par une faculté propre / différente. L'objectif sera de montrer que, si on fait fi de l'aura de mystère qui accompagne la réflexion sur les fondements de la logique depuis l'Antiquité, cette inférence est loin d'aller de soi. L'espoir est que ceci permettra à la position empiriste de recouvrir la plausibilité ''prima facie'' qui lui fut injustement déniée, laissant ainsi entrevoir une manière (non holiste) d'arrimer logique et naturalisme.

Contexte

section icon Date : 15 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

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