pen icon Communication
quote

Substitution de langue maternelle dans les recensements canadiens

CC

Membre a labase

Charles Castonguay

Résumé de la communication

La question sur la langue maternelle au recensement canadien exige que le répondant comprenne encore la langue en cause. Lieberson a noté dès les années 1960 que cela empêche d’observer la forme d’assimilation linguistique la plus profonde. En effet, le recensement oblige, en particulier, tout francophone ou allophone qui est anglicisé au point de ne plus comprendre sa langue maternelle véritable, à se déclarer de langue maternelle anglaise. Une analyse des données de recensements consécutifs par cohortes de naissance permet d’estimer la part d’assimilation à l’anglais qu’il est ainsi devenu impossible de mesurer directement. Ce faisant, nous prêtons attention aux problèmes de comparabilité que posent, au fil des recensements, les modifications apportées aux questions linguistiques et l’ampleur variable du sous-dénombrement. Il en ressort, entre autres, que les substitutions de langue maternelle en faveur de l’anglais sont fréquentes parmi la population de langue maternelle non officielle née au Canada, tout comme celle née au Québec, ainsi que parmi la population de langue maternelle française née au Canada à l’extérieur du Québec et du Nouveau-Brunswick. Ce défaut des données censitaires compromet même le simple suivi de la composition de la population canadienne selon la langue maternelle. Il est recommandé d’y remédier en scindant la question de manière à ce que la compréhension de la langue maternelle fasse l'objet d'un second volet de cette question.

Contexte

section icon Date : 15 mai 2009
host icon Hôte : Université d’Ottawa

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :