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Résumé de la communication
Dans le cadre plus vaste d’une recherche sur le rôle déterminant de l’art pour le début de la psychiatrie en France entre 1780 et 1850, un des volets de ma recherche portera sur le premier projet d’asile psychiatrique, tel qu’il est élaboré par le Dr. Étienne Esquirol. Depuis la fin du XVIII[SUP e] siècle, un formalisme rationaliste classique se développe dans les projets architecturaux, s’opposant au baroque contemporain. Il accorde l’importance première aux caractéristiques pratiques de l’édifice, tout en visant à représenter l’idée de sa destination spécifique. Ce courant redécouvre les styles grecs archaïques qui donnent aux architectures un caractère directement compréhensible qui agit sur l’homme par ses qualités universelles. Le Dr. Esquirol, conçoit le projet de faire construire un édifice dont la symétrie, la régularité apaisante et le caractère imposant et monumental agiraient comme un acte thérapeutique sur les malades. Il fait dessiner en 1818, selon ses directives, le plan de l’asile idéal par Hippolyte Lebas, et en 1838, sous la direction de l’architecte Émile-Jacques Gilbert, l’hospice de Charenton est construit selon les mêmes normes. Esquirol insiste sur la disposition des lieux, séparant les malades selon les récentes classifications établies par la psychiatrie et situant le centre administratif, médical, et religieux au centre de la construction. Le courant rationaliste semble tout désigné pour produire un ouvrage architectural médical destiné à ''rendre la raison'' à ses occupants.
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