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Conférence inaugurale du domaine Cancer - Immunothérapie du Cancer – Bases Scientifiques et Perspectives

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Claude Perreault

Résumé de la communication

Le rôle fondamental des lymphocytes T est d’éliminer les cellules dont le protéome est anormal, suite à une infection ou une transformation néoplasique. Les lymphocytes T sont très efficaces pour tuer les cellules cancéreuses car ils possèdent les atouts suivants : ils peuvent détecter des anomalies subtiles du protéome cellulaire, proliférer rapidement, produire plusieurs types de molécules toxiques et garder en mémoire à long terme le souvenir de leur “rencontres antigéniques”. De plus, les lymphocytes T peuvent éliminer les redoutables cellules souches cancéreuses. Cependant, si le cancer est une maladie si fréquente, c’est que certaines cellules néoplasiques sont capables de “paralyser” les lymphocytes T qui pourraient les rejeter. Il ne faut pas sous-estimer l’adversaire. Le potentiel de survie et l’adaptabilité de certains cancers sont impressionnants. L’exemple le plus éloquent est celui de la tumeur faciale du diable de Tasmanie. La question que nous discuterons est de savoir s’il est possible en médecine humaine d’utiliser les lymphocytes T pour éliminer un cancer déjà établi. Les lymphocytes T reconnaissent spécifiquement un ensemble de peptides (l’immunopeptidome) présents à la surface des cellules. Nous verrons que l’immunopeptidome des cellules cancéreuses est très différent de celui de cellules normales. Ces modifications immunopeptidomiques sont attribuables aux perturbations de la synthèse et de la dégradation protéique propres à toutes les cellules cancéreuses. Les cellules cancéreuses produisent donc des peptides anormaux qui peuvent servir de cibles aux lymphocytes T. Nous verrons que des lymphocytes T immunisés contre des peptides tumoraux peuvent faire disparaitre des cancers chez la souris et l’humain. Pour y parvenir il faut sélectionner des peptides qui sont immunogènes et présents sur l’ensemble des cellules tumorales. Deux défis principaux doivent être surmontés pour faire progresser l’immunothérapie du cancer chez l’humain. D’abord, bien définir biochimiquement les peptides tumoraux. Deuxièmement, développer des stratégies pour accroître la vitesse de prolifération, la durée de vie et les fonctions effectrices des lymphocytes T dirigés contre les cellules cancéreuses.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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