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Le statut des arts décoratifs et la question de la matérialité

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Marie-Ève Marchand

Résumé de la communication

Le statut subordonné accordé aux arts décoratifs par rapport aux beaux-arts est une construction de la discipline de l’histoire de l’art telle que développée en Occident depuis la Renaissance. Parmi les préceptes de base de cette hiérarchisation se trouve celui de la matérialité de l’objet, c’est-à-dire le matériau à la base de toute réalisation artistique, la matière qui subsiste malgré le changement de forme. Concrètement, il sera question de révéler en quoi la persistance de l’opposition entre esprit et matière dans la pensée occidentale contribue à l’élaboration d’un statut inférieur pour les arts décoratifs. Pour ce faire, certaines des oppositions entre arts libéraux et arts mécaniques développées à la Renaissance et au siècle des Lumières seront examinées. Ceci permettra premièrement de découvrir comment le canon de l’histoire de l’art est structuré de manière à exclure les arts décoratifs et ensuite de comprendre en quoi les paramètres arbitraires de cette structure émergent d’un cadre social particulier. Puis, il s’agira de montrer de quelle manière les principes de subordination à l’origine du canon sont perpétués par les institutions de l’histoire de l’art. Dans cette optique, le choix d’une classification basée sur les matériaux dans les salles du Victoria & Albert Museum dédiées aux arts décoratifs sera analysé. Ultimement, cette réflexion propose une remise en question des a priori de l’histoire de l’art par rapport à ses propres objets d’étude.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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