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Résumé de la communication
À l’heure où le baby business est en pleine expansion, où plus de trois millions d’enfants ont été conçus in vitro dans le monde, où une femme peut devenir mère sans ovaires, léguer des ovules à sa fille ou bien accoucher à l’âge de la retraite, plusieurs chercheurs scientifiques œuvrent à la mise sur pied d’un utérus artificiel qui permettrait la gestation entière d’un embryon/fœtus en dehors du corps de la femme. Répondant à une myriade de problématiques socio-médicales et politiques, le projet d’une matrice machinique soulève plusieurs questions sociologiques fondamentales quant à la redéfinition technoscientifique de la procréation, du corps, de la maternité, de la famille, du rôle social des femmes et des relations entre les genres, ainsi que des rapports humain/machine, nature/artifice et intériorité/extériorité. Semblant sortir tout droit d’un roman de science-fiction, l’utérus artificiel s’inscrit pourtant légitimement dans un terrain social fertile pour son implantation. Telle qu’analysée dans notre mémoire, l’approche contemporaine du corps maternel et de la naissance est extrêmement révélatrice pour comprendre la construction, la désirabilité et la légitimité sociales de l’utérus artificiel. L’objectif de cette présentation est donc de dresser un portrait général du processus social de technoscientificisation de l’enfantement afin de mettre en évidence certains enjeux clefs liés au corps, au lien social et au statut de l’enfant à naître.
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