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Suivi écotoxicologique de certains sols aux alentours de l'incinérateur de Mercier

HB

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Hayet Belmeskine

Résumé de la communication

La région de Mercier, située à 25 km au sud-ouest de Montréal, subit depuis 1968 les effets de la contamination des lagunes et des eaux souterraines par les déversements de déchets toxiques, et depuis 1972, les impacts cumulatifs des rejets de l’incinérateur de déchets dangereux installé sur le même site. L’objectif de notre étude consiste à évaluer la qualité de certains sols au voisinage de l’incinérateur de Mercier. Ceci est basé sur l’exposition pendant 56 jours, au laboratoire, des vers de terre Eisenia andrei à ces sols afin d’étudier les effets de la contamination sur la létalité, la croissance et la reproduction. Deux biomarqueurs sont aussi étudiés soient; la phagocytose et l’intégrité de la membrane lysosomiale, par mesure du temps de rétention du rouge neutre. Pour ce faire, sept sols prélevés dans différents endroits par rapport au panache de l’incinérateur, ont été étudiés. Les résultats révèlent une mortalité des vers de l’ordre de 20 à 50% dans certains sols, une perte en poids et une diminution significative de la production de cocons et de juvéniles. L’étude des biomarqueurs montre une diminution significative du temps de rétention du rouge neutre ce qui explique la fragilité de la membrane lysosomiale due à la présence d’un stress. Cependant, aucun effet significatif n’a été remarqué sur la capacité de la phagocytose. Ainsi, cette étude démontre la présence d’une toxicité létale due à la bioconcentration d’éléments toxiques par les vers de terre.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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