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Résumé de la communication
Depuis sa création au XVIIIe siècle, le musée du Louvre appartient à l’État ; il est un des vecteurs d’identité nationale. En 1981, le projet Grand Louvre de François Mitterrand inaugure l’ère de la modernisation ; l’intérêt qui était surtout porté sur les collections se tourne vers le public tandis que le financement de l’État diminue au profit du mécénat et du parrainage. En mars 2007, les Émirats arabes unis obtiennent l’aide de la France pour la création d’un musée universel à Abou Dhabi ; l’Accord intergouvernemental soulève une polémique qui dénonce, entre autres, la commercialisation du patrimoine national. La controverse montre la dichotomie entre la fonction de recherche, d’ordre théorique et moral, et la nature politico-économique du musée qui a des exigences d’ordre pragmatique. Elle montre aussi la valeur du capital symbolique accordé au patrimoine sous réserve qu’il ne soit pas en même temps un capital monétaire. Les promoteurs de l’Accord mettent en avant le dialogue entre les cultures. Peut-on en conclure que le patrimoine du musée qui était au service de la Nation, se met aujourd’hui au service des « citoyens du monde » et que le Louvre Abou Dhabi participerait alors à l’émergence d’une culture identitaire universelle, d’autant bien sûr, que le besoin de financement du musée incite à la circulation des œuvres non seulement pour leur capital symbolique mais également pour leur capital financier ? Serait-ce alors le nouveau programme idéologique du musée du XXIe siècle ?
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