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Lecture politologique du port du foulard

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Mohamed Allal

Résumé de la communication

L'exigence pour une femme de cacher ses cheveux était déjà inscrite dans les lois assyriennes, 1700 ans avant Mahomet. Alors pourquoi aujourd’hui le port du foulard divise-t-il l’opinion publique ? Les défenseurs du symbole religieux considèrent que c’est une revendication identitaire, par contre ceux qui interpellent cette pratique y voient une offense à la laïcité. Dans cet exposé, nous tentons alors de répondre à la question suivante : comment le symbole religieux, dans sa manière de prendre possession et de saisir les imaginaires sociaux, interfère, bouscule et façonne le politique? Pour débusquer ce symbole, nous nous référons à Ibn Khaldoun, qui nous éclaire sur cette question et nous permet de dire que si la religion est un corpus fermé, le religieux est un réseau dialogique, donc un construit social. Ensuite, nous examinons le cas de la Tunisie. Car la spécificité de ce pays est heuristique. Sachant que le port du foulard ne fait partie ni des us et coutumes, ni des traditions vestimentaires, la Tunisie produit un effet de loupe à la lecture du phénomène du port du foulard. Cet effet nous aide à expliquer de quelle manière s’articule le discours néoconservateur sur le foulard par rapport à une situation sociale et juridique, afin d’imposer son vivre ensemble. Nous concluons que le foulard est un symbole religieux, constitutif d’un politique néoconservateur, qui s’appuie sur une interprétation religieuse de l’organisation politique de la société.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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