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Les otages dans la diplomatie grecque - Philippe de Macédoine

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Stefanie Lerch

Résumé de la communication

C’est une assertion courante de la littérature secondaire, que Philippe de Macédoine était un otage à Thèbes. (Snodgras, Hammond) Même si ce séjour de Philippe à Thèbes, après une intervention au Macédoine, n’est après tout qu’une hypothèse, la recherche actuelle ne le remet pas vraiment en question. Mais les sources littéraires pour l’extradition à Pélopidas causent grands problèmes. (Diod. XV 6,74; XVI 2,2; Plut. Pel.26,5-8; Justin. VI 9,7; VII 5,2-3, Aeschin. II 26-29) Le texte d’Eschine mentionnant par exemple qu’Iphicrate a rencontré Philippe à la cour macédoine en 368 et Diodore se contredit concernant le séjour du jeune prince. Pélopidas intervient en Macédoine, mais pourquoi? Diodore indique que Pélopidas a reçu Philippe comme otage à cause d’une symmachia avec Alexandros. Plutarque ne laisse pas soupçonner une raison. La durée de cette extradition parait aussi douteuse. Si on acceptait « la réalité de l’épisode ainsi » (Aymard), Pélopidas serait été le premier qui essayait d’utiliser l’otage de manière hellénistique, le model que les romains aussi adopteront. En lutant avec Athènes pour la suprématie en Grèce, Pélopidas s’assurait le loyalisme de la Macédoine avec l’aide du fils d’Amyntas. L’institution des otages comme assurance des contrats était un des instruments les plus importants aux relations internationales. (Amit, Lonis) En plus les otages étaient des futurs souverains, qui se trouvaient sous l’influence d’une autorité étrangère pendant un période assez long.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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