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Résumé de la communication
Durant une dizaine d’années, Henri Michaux expérimente diverses drogues, dont la mescaline. Quatre ouvrages sont tirés de cette expérience :'' Misérable miracle'' (1956), ''L’infini turbulent'' (1957), ''Connaissance par les gouffres'' (1961), ''Les grandes épreuves de l’esprit'' (1966). Au cœur de ceux-ci se trouve une question récurrente : celle d’un potentiel savoir transmis ou rendu accessible par les hallucinogènes (Halpern, 1999). En effet, à travers ses textes, Michaux se positionne à la fois comme le chercheur, le sujet et l’objet de l’expérimentation; la mescaline est « l’explorée » tout autant que l’outil de recherche. Le corps (Brun, 1999), le langage (Ouvry-Vial, 1997), la folie (Lupasco, 1999; Gallet, 2001) sont désignés comme autant de matières à réflexion par et au travers desquelles Michaux poursuit sa quête de savoir. Cette communication propose de considérer Michaux comme le point de départ d’une analyse sur le(s) savoir(s) mis en jeu au sein d’écrits qui relatent une réelle expérience de la drogue (De Quincey, Baudelaire, Huxley, Duits). Au moyen d’une approche alliant les théories psychanalytique et linguistique, nous nous intéresserons aux incidences de la dialectique drogue-savoir sur « l’écriture de la drogue ». Nous verrons que si le savoir sous-tend non seulement l’expérience de la drogue, mais également l’expérience d’écriture, il permet, dans les textes, de développer un discours critique qui tantôt avalise la consommation de drogues, tantôt la remet en cause.
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